Le Métahisme

 

META, car exprimant le Tout, ISME comme concept et suffixe universel, que l'on retrouve dans tous les mouvements et H, huitième lettre de l'alphabet, (lettre de l'infini, ∞, lemniscate) et séparateur. Lettre à haute portée symbolique.

 

 

Il est manifestement impossible de démontrer ce qui nous entoure à travers une seule œuvre, une œuvre monobloc. Cela amène à produire une théorie d’une modélisation globale qui doit se composer d’une Œuvre fragmentée en plusieurs éléments distincts les uns par rapport aux autres démontrant le TOUT. Cette modélisation aboutit à ce qu’on pourrait appeler une représentation du Grand TOUT. Sa conception est issue de l’œuvre primitive ou primordiale, en analogie au Big Bang.

 

Par l’éclatement ou la segmentation de l’Œuvre initiale, les éléments constitutifs se distribuent en éléments uniques qui composent un tout. Ce TOUT est la combinaison de chaque partie de l’Œuvre et chaque partie est la résultante du TOUT de cette même Œuvre.

 

Par ces formes volumiques constantes et pourtant variables, il est possible d’englober toutes les formes déjà existantes, soit grande, petite, aplatie, longiligne, large. Elle syncrétise dans son ensemble, la peinture, la sculpture, le concept, l’installation pour une nouvelle cohérence.

 

Leur distribution spatiale met en évidence l’expression de la dualité, attraction/rétraction, dedans/dehors, dessus/dessous, haut/bas, ordre/désordre, fini/infini, apparition/disparition, compression/expansion, etc. Et met en perspective, l’idée du signifiant dans l’insignifiant, l’équilibre dans le déséquilibre, du plein et du vide, le passage d’un état à un autre (relation quantique, onde/corpuscule) et tout ceci dans une représentation d’un paradigme unitaire.

 

Cette description immatérielle induit donc la matérialisation physique de la pensée. Elle permet également d’introduire l’idée d’un début, d’un milieu et d’une fin possible. Dans cette Œuvre, les éléments peuvent être additionnés, multipliés, divisés, soustraits. Les éléments sont réunis dans une forme d’imbrication vivante.

 

Elle prend également en compte tous les courants artistiques, en fusionnant, le cubisme, minimalisme, ready-made, pointillisme, figuralisme, l’abstraction, etc... Et de façon sous- jacente, elle fait aussi appel à la lumière, au son.

 

L’Œuvre tachée est une représentation originelle du TOUT, en passant par le vivant, les idées (L’Œuvre du point initial).
L’Œuvre blanche est une représentation potentielle du tout possible comme l’infini, l’Éternité, la limite dans l’illimité, elle est toujours intégrée en opposition reliée à l’œuvre tachée.

 

Elles se positionnent toujours en dialogue l’une par rapport à l’autre englobant une Œuvre centrale qui est une représentation différente dans la forme mais identique dans l’idée de la pensée... Celle-ci peut décrire une vision philosophique, mathématique, physique, sociologique, scientifique, biologique ou littéraire de tout ce qui nous entoure et nous habite.

Elle devient l’Œuvre de la réalité universelle. Elle est impermanente, immuable.

Elle se caractérise sous une forme à la fois cyclique et linéaire. Elle est évolutive, interdépendante, cognitive, systémique et met en évidence la conscience de l’instantanéité.

 

C’est une Œuvre fractale et hologrammique, l’Œuvre de la multiforme, une forme d’Œuvre du Grand Tout.
Une Méta-Œuvre.
Un Méta-paradigme.
L’Œuvre de la Vie.

 

 

Patrick LAUMOND



LAUMOND

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